La situation des plages algériennes, surtout celles de la capitale, est catastrophique. Le problème s’est particulièrement posé ces derniers temps, avec la fin du mois de Ramadhan et le début des vacances.

C’est ce qui a poussé les membres de la Commission du tourisme de l’APW d’Alger, et notamment son président Madjid Lamdani, à organiser des visites sur le terrain afin d’évaluer de visu l’étendue des dégâts. Le constat ? Les plages algéroises sont peu accueillantes et ne disposent nullement des équipements nécessaires.

Il existe également un problème d’insécurité lié, en grande partie, à l’absence de stationnement. C’est ce qu’ont constaté samedi les membres de cette commission en se déplaçant vers les plages de l’Est de la capitale, à savoir «Sirènes I», «Stamboul» (ex-Bateau cassé) de Bordj El Kiffan, «Alger-plage» (Bordj El Bahri), Tamentfoust d’El Marsa, «Surcouf» de Ain Taya, «El Qadous» de Heuraoua ou encore Réghaïa-plage, indique-t-on dans une dépêche APS. Ainsi, la majorité des plages ne disposent ni de douches, ni de toilettes, et encore moins de parking.

L’autre problème auquel font face les estivants est la «non gratuité des lieux». En effet, si les autorités affirment à chaque fois que les plages sont gratuites, il n’en demeure pas moins qu’il n’y en a pas une où la moindre parcelle ne soit squattée par des jeunes. Un estivant ne peut plus emmener ses équipements (parasols, chaises longues…). Il est forcé de louer tous sur place. Sinon il fera face à des «représailles».

En somme, rien n’a été fait cette année pour que les plages de la capitale soient accueillantes. Leur situation se détériore de plus en plus, et elles échappent majoritairement au contrôle de l’Etat.

Elyas Nour

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