Les conclusions du G20 parlent du renforcement du rôle de l’institution monétaire qu’est le FMI. Un rôle plus accru, dans les sens où il devra identifier les fragilités des systèmes financiers nationaux et de leur régulation, avant l’apparition des crises. D’aucuns n’ignorent le rôle de cette institution dans l’effondrement économique de plusieurs états souverains dans le passé.

Jouant au docteur, cet organisme prescrivait à des pays souverains des remèdes et autres traitements de choc. Des politiques d’ajustements structurels étaient exigées en réalité pour faire empirer la situation. Les expériences désastreuses de l’Asie du Sud-est, de l’Afrique, ainsi que l’échec total en Amérique du Sud, nous le rappellent encore. Sans parler de la crise économique actuelle.

L’incapacité du système financier international à remédier à la situation est le signe que ce système, tel qu’il est constitué actuellement, ne fonctionne pas correctement. Depuis que les capitaux ont la possibilité de transiter librement, les crises se sont succédées et le FMI a été appelé à la rescousse pour injecter des secours de plus en plus importants. Les ultras conservateurs du marché accusent le risque moral créé par les actions de renflouement initiées par le FMI.

Après la crise asiatique, le FMI est passé du renflouement à la demande de caution. Le véritable risque d’investir dans des marchés émergents est apparu alors et, depuis, on assiste au renversement du flot des capitaux de la périphérie vers le centre. Comme le système actuel demeure toujours bancal, il demeure destiné à préserver les marchés financiers internationaux, et non la stabilité des pays à la périphérie, et demeure à ce titre le responsable du rapport défavorable établi entre le risque et le retour sur investissement dans les marchés émergents.

Cet organisme a en fait développé une telle résistance au changement, à l’ouverture démocratique, qu’il serait préférable de penser à créer de nouvelles institutions qui reflètent vraiment la réalité d’aujourd’hui.

R Mahi.

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