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Alors que l’Algérie se prépare pour le 12 round de négociation concernant  son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Ibrahim Bendjaber, ancien président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie estime que la véritable question n’est pas d’y adhérer ou non mais  quand est ce que cela sera enfin fait. 

Pour lui, chaque retard de plus est en défaveur de l’Algérie. «L’Algérie est parfaitement aux normes par rapport à l’adhésion. Elle est entrain de payer les coûts d’une adhésion dont elle ne tire pas les avantages. Pour ça, il faut y aller très rapidement», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse organisée ce samedi par l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens autour de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC.

En réponse à ceux qui redoute les conséquences de cette adhésion, M.Bendjaber a assuré que « ce n’est pas l’adhésion à l’OMC qui va faire que l’Algérie va se retrouver en face de difficultés économiques ou des difficultés de l’appareil industriel », et de préciser « le grand problème c’est comment faire pour réduire les coûts de notre appareil de production, de l’approvisionnement, de la distribution des produits ».

Selon lui, il y a lieu actuellement pour avantager cette ouverture à améliorer la compétitivité de l’économie algérienne. Laquelle économie tient à tous les actes qui concourent à l’acte de production, à la facilitation de la création de l’entreprise, à la facilitation du financement de l’entreprise,  et à la  mise en place de normes qui peuvent protéger le consommateur.

Le conférencier a rassuré que l’Algérie va tirer avantage de cette adhésion  compte tenu des règles de fonctionnement de cette organisation, tel le fait que, contrairement à  une organisation comme l’ONU,   toute décision n’est prise qu’après consensus de tous les pays membres et dont les voix sont égales en poids.

L’adhésion à l’OMC dérange les barrons de l’informel

Allant dans le même sens d’idées, M.Hadj Tahar Boulenouar, porte  parole de l’Ugcaa a estimé que l’Algérie qui est déjà en retard doit se préparer  via l’organisation rapide de son marché intérieur, la mise à niveau de ses entreprises, l’amélioration de sa production et faire participer les banques dans les projets d’investissement.

Selon lui, il est plus judicieux d’opter pour l’adhésion même si l’économie nationale ne semble pas parfaitement prête car cela va contraindre les autorités et les entreprisses à s’adapter et performer leur production.  A le croire, accorder plus de temps aux différents intervenants du secteur économique national ne sert à rien car sans aucun doute ils ne vont pas penser à s’améliorer. «  D’ailleurs rien n’est fait depuis des années », dit-il.

Il estime que cette situation de blocage convient parfaitement aux barrons du marché de l’informel, lesquels, précise-t-il,  ne peuvent continuer à exercer leur activité à cause  de la transparence imposée par le fonctionnement de l’OMC.

Lu sur : elwatan.com

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