La société de tramway d’Oran Setram est en grève depuis jeudi 1er Mai, 4 h du matin, et jusqu’à nouvel ordre, où les salariés de Setram assurent cependant un service minimum. Leurs revendications ? Un changement d’attitude de la part de la Direction.

 Conducteurs et contrôleurs de tramway d’Oran sont en colère !

Plus de 400 salariés selon la section syndicale de la Setram sont en grève. Une grève à durée indéterminée qui dure déjà depuis deux jours. Les grévistes ont décidé d’effectuer cependant un service minimum de 4 rames afin de « laisser les voyageurs en dehors des revendications ».

La cause ? La perte de confiance dans la Direction. Les conducteurs critiquent, en effet, une Direction qui ne les écoute pas, une mauvaise gestion et réclament leurs droits. Les employés pensent que Setram, malgré le fait qu’elle soit dirigée en partie par des français, doit s’adapter à l’Algérie et aux traditions algériennes, notamment concernant la prière du Vendredi et le mois de Ramadan. Les salariés réclament en effet des horaires adaptées pour ces périodes très particulières où peu d’usagers empruntent le tramway.

Des conditions de travail rudes

Les salariés de Setram ont également tenu a préciser que leurs conditions de travail sont parfois pénibles, dû à une forte pression et une nécessité de concentration intense. En effet, l’intégralité de la ligne de tramway de 18Km est situé en centre ville et traverse de nombreux rond-points. La section syndicale évoque une réelle « pénibilité de l’emploi », trop peu prise en compte par la direction.

conducteur = être humain

Pour l’instant, les grévistes réclament le changement de la Direction. La section syndicale est ouverte à une discussion, mais, jusqu’à maintenant, ils sont confrontés au silence de la part de l’administration de Setram. L’issue de cette impasse reste donc inconnue pour les grévistes…

 

Article précédentAbdelaziz Bouteflika invité à se rendre à Washington par Barack Obama
Article suivantAbdelaziz Bouteflika estime qu’il a toujours veillé « à la liberté d’expression » de « la presse »