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Ahmed Ouyahia est catégorique : « il n’y aura pas de retour du FIS » en Algérie. Et pourtant, le directeur de cabinet de la présidence de la République, qui conduit les consultations autour de la révision constitutionnelle, avait lui-même accueilli des personnalités controversées issues de ce mouvement dissous en 1992 à l’image de Madani Marzag, ex chef de l’Armée Islamique du Salut (AIS), l’ancienne branche armée du FIS.

Ahmed Ouyahia s’était entretenu aussi avec El Hachemi Sahnouni, l’un des anciens responsables du FIS. Ces personnalités ont été reçues à la Présidence de la République en tant que « personnalités nationales » issues tout de même du FIS. N’ont-elles pas réclamé son retour ? Ahmed Ouyahia refuse d’en dire plus et s’est contenté, vendredi lors d’une conférence de presse tenue à Alger, d’affirmer :  « Je vous confirme qu’il n’y aura pas de retour du FIS dissous ».

Pas un mot de plus n’a été ajouté en guise d’explication par Ahmed Ouyahia. Ce dernier a souligné également lors de cette conférence de presse que « les portes de la Présidence sont ouvertes aux parties ayant boycotté ces consultation et nous les attendons à tout moment pour qu’elles présentent leurs vues et leurs plates-formes et expriment leurs positions, même si elles sont opposées à celle du pouvoir ». Enfin, Ahmed Ouyahia s’est félicité de la participation « claire et effective » du parti du Front des forces socialistes (FFS) à ces consultations soulignant que sa rencontre avec le premier Secrétaire Ahmed Betatache et d’autres dirigeants du parti « était très riche et a montré que le dialogue avec l’opposition était possible. Elle a également reflété une attitude politique civilisée », a-t-il dit.

 

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