La contestation en Algérie a été active depuis le début de l’année, le DGSN relève, dans un rapport rendu public mercredi,  4 536 mouvements de protestation dans la rue pour cette année. Parmi ces rassemblements et manifestations, 3 029 étaient de nature violente, a indiqué Abdelghani Hamel, directeur général  de la Sûreté nationale.

4 536 mouvements de protestation dans la rue pour cette année

Les motivations de la contestation ont été nombreuses et variées depuis l’an dernier. L’Algérie a enchaîné les situations compliquées : la pénurie de gaz durant le rude hiver qu’ont connu les Algériens, les pannes d’électricité pendant l’été, qui a déclenché plusieurs émeutes, notamment à El Bouni, Biskra et Kantara. Sans compter les problèmes de distribution d’eau récurrents qui mettent l’Algérie sous ébullition.

Mais la première raison qui a poussé cette année les Algériens à sortir dans la rue a été le logement d’après la DGSN. C’est l’est du pays qui connaît le plus grand nombre de protestation, notamment Béjaia qui arrive en tête avec 10,5% de la totalité des mouvementes. D’ailleurs, il y a encore quelques jours, des habitants de la commune de Béjaia campaient devant le siège de la wilaya pour réclamer une enquête sur l’attribution des logements sociaux.

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