Le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) tire la sonnette d’alarme concernant le manque de plusieurs médicaments et produits pharmaceutiques à utilisation quotidienne dans les hôpitaux. Lors d’une conférence de presse tenue hier samedi à Alger, son secrétaire général, le docteur Lyès Merabet, a exprimé le profond désarroi des praticiens de la santé publique sujets à la fureur des usagers qui les tiennent pour responsables de ces pénurie.  

Plus d’une vingtaine de médicament et de produits pharmaceutiques à utilisation quotidienne sont en rupture de stock au niveau de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Des médicaments et des produits, pourtant très usités comme Dicynon, Glucagon, Salbutamol, Spasfon ou encore la vitamine D, sont actuellement indisponibles au niveau de tous les établissements de santé publique au niveau national.

«Les praticiens sont confrontés à l’absence des moyens les plus rudimentaires, tels que le coton, les seringues, les compresses, la bétadine, les gants en latex, les bandelettes réactives et autres produits anesthésiants, pour prendre en charge les malades», a révélé le Dr Merabet, expliquant que cette situation de pénurie fait régner une ambiance de travail «explosive qui dégénère parfois en actes de violence».

Toujours selon le Dr Merabet, la PCH, principal fournisseur des hôpitaux algériens, «est incapable d’honorer son contrat concernant plusieurs médicaments», ajoutant que 27 médicaments et produits pharmaceutiques de première nécessité et 14 réactifs pour bilan manquent aujourd’hui dans les établissements publics de santé.

Massi M. 

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