Abdelmadjid Sidi-Saïd se mêle du marché du médicament. Il a déclaré, mardi à Alger, que les laboratoires étrangers exercent du «chantage » sur les pouvoirs publics.

Djamel Ould-Abbas avait qualifié les laboratoires étrangers de « mafia » du médicament/ DR

Alors qu’il assistait à une cérémonie de signature d’une nouvelle convention entre Saïdal et ses employés portant sur une nouvelle grille de salaires, Abdelmadjid Sidi-Saïd s’en est pris aux laboratoires pharmaceutiques étrangers. Il accuse ses derniers d’être derrière la pénurie des médicaments dans le pays. Le patron de la Centrale syndicale a dénoncé ce qu’il qualifie de « chantage » exercé par ces laboratoires et les grossistes. C’est ce qui a provoqué, selon lui, la pénurie de médicaments sur le marché.

Les déclarations du secrétaire général de l’UGTA ne sont pourtant pas une découverte. Avant lui, l’ancien ministre de la Santé, Djamel Ould-Abbas, avait lui aussi déclaré vouloir s’attaquer à ce qu’il qualifiait de « mafia » du médicament. Le vocable désignait, pour lui, les laboratoires et les importateurs de médicaments qui surenchérissent dans l’application des prix à la vente. Pis, ces déclarations coïncidaient avec le scandale des surfacturations qui avait conduit à la condamnation du Directeur général de la firme française, Sanofi Aventis.

Depuis, ni les déclarations de Ould-Abbas, ni les assurances de son successeur ni encore moins les accusations de Sidi-Saïd n’ont changé la donne. Puisque beaucoup de médicaments, parmi les plus demandés, ne sont pas disponibles sur le marché. C’est que reconnaît même le PDG de Saïdal, Boumediène Derkaoui lui-même. Ce dernier ambitionne de porter la part de la production de son groupe à 40%. Le chiffre est, pour l’instant, difficile à atteindre.

Essaïd Wakli