Le calme qui caractérise le début de l’année 2017 va être brisé dés les premières semaines du mois de janvier. Avec les élections législatives qui approchent à grands pas, la scène politique va sortir, peu à peu, de sa torpeur. Et s’il ne faut pas s’attendre à des révolutions ou de fracassants changements, les partis politiques vont tenter, tant bien que mal, de marquer leur présence.

Le premier poids lourd de la classe politique qui devra faire l’actualité dans les deux prochaines semaines sera Talaï El Houriyat. Le parti de Ali Benflis tiendra, le 17 janvier, une session ordinaire de son Comité central. Sauf grande surprise, ce sera l’une des rares formations politiques à boycotter les prochaines élections législatives. L’ancien premier ministre a d’ailleurs donné un avant-goût de ce que sera la position de son parti lors d’une conférence de presse tenue en novembre dernier. Ali Benflis avait notamment expliqué que les élections du printemps prochain sont déjà biaisées.

La période qui s’étendra d’avril à juin 2017 sera marquée par les élections législatives. Les locales, pour leur part, devront avoir lieu vers la fin de l’année. La classe politique sera en effervescence. Mais la configuration actuelle du paysage politique ne permettra sans doute pas une victoire d’un parti de l’opposition.

Dans le sillage des élections législatives, le chef de l’Etat devra opérer un remaniement ministériel qui comprendra, en plus des ministres issus des partis du pouvoir, des membres venus d’autres formations politiques et des personnalités venues de différents horizons.

En dehors des rendez-vous électoraux, l’année 2017 traversera, très probablement, d’importantes turbulences sociales. L’incapacité du gouvernement à apporter des solutions viables à la crise financière mènera de larges catégories sociales à plus d’actions de protestations. Mais la révolution n’est toutefois pas pour demain !

Essaïd Wakli