C’est devenu une habitude. Quelques mois seulement après une élection locale (APC et APW), des dizaines de nouveaux élus se retrouvent devant les tribunaux pour différentes affaires.  Depuis 2012, l’année où a eu lieu la dernière élection locale en Algérie, pas moins de 350 élus locaux, dont des Présidents d’APC, ont été jugés par les tribunaux.

Ces chiffres font froid dans le dos. Selon le quotidien arabophone «Ennahar»,La majorité de ces élus ont été jugés pour des affaires de malversations, de détournements de biens et d’argent public ou de corruption. Plusieurs d’entre eux ont été condamnés pour avoir détourné le «couffin de Ramadhan», qui est une aide accordée par l’Etat pour chaque famille nécessiteuse durant ce mois sacré. Le même phénomène s’est passée lors des précédents mandats où plusieurs élus locaux se sont retrouvés derrière les barreaux alors que d’autres ont réussit à s’extirper. Plusieurs affaires illustrant ces scandales ont été médiatisées à l’image de celle du Président d’APC de la commune de Frenda, dans la wilaya de Tiaret, accusé d’avoir établi de douteux marchés concernent le «couffin de Ramadhan». Le procureur a requis 7 ans de prisons contre lui.

Des dizaines d’autres maires sont dans la même situation. Il est vrai que, quelques fois, il s’agit de l’ignorance de la réglementation en ce qui est de la passation des marchés publics, mais dans la majorité des cas, ces élus se portent candidat pour «se remplir les poches» une fois élus.  Dans ce contexte, les algériens risquent de continuer à comptabiliser pendant longtemps le nombre d’élus poursuivis en justice. Mais combien sont-ils ceux qui ont réussis à s’enrichir sans être inquiétés ?

Elyas Nour

Article précédentLes Algériens pourront-ils réellement voir les matchs du Mondial 2014 ?
Article suivantLes 11 défis urgents que le nouveau gouvernement algérien doit relever