Plus de 50 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées mardi dans des affrontements violents et des attaques à travers l’Irak, ont déclaré des sources de la police et des témoins.

Des affrontements survenus mardi matin entre des forces de sécurité irakiennes et des manifestants sunnites anti-gouvernementaux dans la ville d’Hawijah, située dans le nord du pays, ont fait au moins 25 morts et 153 blessés, a déclaré à Xinhua une source de la police locale sous couvert d’anonymat.

Les affrontements ont éclaté tôt mardi lorsque des centaines de membres de la sécurité soutenus par des hélicoptères ont déclenché une grève par siège à Hawijah, située à environ 220 km au nord de la capitale irakienne de Bagdad.

Afin d’apaiser les tensions, le bureau du Premier ministre Nouri al-Maliki a déclaré dans un communiqué que M. al-Maliki avait formé un comité de recherche des faits pour enquêter sur l’incident.

Depuis décembre dernier, le gouvernement chiite à Bagdad est en conflit avec la communauté sunnite au nord et à l’ouest de Bagdad, qui se dit victime d’injustice et de marginalisation et a affirmé que les forces de sécurité dominées par les Chiites avaient indistinctement arrêté leurs fils pour les torturer.

L’opération de mardi sur la grève par siège a attisé les tensions entre les tribus sunnites et les forces de sécurité irakiennes.

Des hommes armés non identifiés ont attaqué un poste de contrôle de l’armée situé près d’un rassemblement de grévistes dans la ville de Ramadi, située à 100 km à l’ouest de Bagdad, tuant six soldats et en enlevant un autre, selon une source de la police.

Six membres des forces de sécurité irakiennes et deux manifestants ont également été tués dans des affrontements dans la région de Bek Sulaiman, située à 90 km à l’est de la ville de Tikrit, à 170 km au nord de Bagdad, a ajouté la source.

Une mosquée sunnite dans l’est de l’Irak a été frappée par des attentats à la bombe mardi soir, faisant au moins six morts et huit autres blessés, ont indiqué des responsables de la sécurité.

Trois bombes artisanales ont explosé près d’une mosquée dans la région de Muqdadiyah près de Baqouba, située à 60 km au nord-est de Bagdad, ont indiqué à Xinhua des sources de la police locale.

Plus tôt, deux bombes ont explosé près d’une mosquée dans le sud de Bagdad, tuant sept personnes, selon les sources.

Aucun groupe ou individu n’a revendiqué la responsabilité de ces attaques.

La violence est encore monnaie courante en Irak, pays déchiré par la guerre, malgré une baisse spectaculaire observée depuis son pic en 2006 et 2007, alors que le pays était en proie à des assassinats sectaires.

Lu sur: french.cri.cn

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