Chaque année, durant la commémoration de la naissance du prophète Mahomet, ce sont en moyenne plus de 5000 personnes qui sont transférées aux urgences des hôpitaux algérien,s souffrant de graves brûlures et blessures au niveau des yeux, du visage et du cou, occasionnées par l’usage de dangereux pétard.

C’est le constat alarmant qu’a dressé le directeur de la Fondation Nationale pour la Promotion de la santé et le Développement de la recherche FOREM, le professeur Mustapha Khiati. Le spécialiste a tiré la sonnette d’alarme sur un phénomène gravissime qui ne cesse de prendre de l’ampleur en Algérie à l’approche de la fête du Mawlid. Il s’agit de l’usage abusif et non encadré des pétards qui envahissent le marché algérien en dépit des lois régularisant leur commercialisation.

«Chaque année, durant la commémoration de la naissance du prophète Mahomet, plus de 5000 personnes sont transférées aux urgences des hôpitaux algériens souffrant de graves brûlures et blessures au niveau des yeux, du visage et du cou. Les blessures, occasionnées par l’usage des pétards, engendrent dans plusieurs cas des handicaps chroniques», a affirmé le premier responsable de la FOREM dans une déclaration au quotidien arabophone El Fedjr.

Mettant l’accent sur la gravité des cas transférés en urgence dans les hôpitaux, Pr Khiati n’a pas manqué d’appeler les autorités algériennes à prendre des dispositions radicales pour limiter la commercialisation informelle de ces engins dangereux qui portent atteinte à l’intégrité physique des personnes et engendrent de plus en plus de victimes.

S’exprimant sur les chiffres alarmants des blessures causées par les pétards, Pr Khiati a souligné que, durant l’année dernière, près de 1000 cas ont été enregistrés sur tout le territoire national. Un chiffre dérisoire selon lui et ce en raison, en premier lieu du prix exorbitant de ces engins, ainsi que des dispositions sécuritaires sévères adoptées au niveau du port et des barrages pour saisir la marchandise, jugée dangereuse. Pr Khiati a mis l’accent par ailleurs, sur l’importance des campagnes de sensibilisation, notamment au niveau des mosquées, afin d’informer la population sur les dangers de l’usage des pétards.

Craignant le pire cette année, le professeur Khiati, a déploré la commercialisation sur le marché algérien de plusieurs types de pétards très dangereux en mesure d’occasionner des blessures graves pouvant aller jusqu’à la mort.  Il a cité, à ce propos, les pétards baptisés « pirates », vendus dans des boîtes contenant quatre explosifs au prix de 1000 DA et qui sont utilisés par les jeunes en toute inconscience en dépit de leur dangerosité.