« Elle n’a que 18 ans.  Ses origines sont évidemment kabyles. Il n’est peut-être pas stipulé dans le règlement du Comité d’Organisation de Miss Kabylie l’obligation faite aux prétendantes de parler kabyle. Les critiques qui la démolissent risquent d’aggraver sa fragilité et de la pousser à l’irréparable ». C’est avec ces mots que Ferhat Mehenni, le leader du mouvement autonomiste pour la Kabylie (MAK) a réagi à l’acharnement dont est victime depuis deux jours la nouvelle Miss Kabylie. 

Insulté, menacée et vilipendée, la jeune femme est victime d’une campagne haineuse d’une violence inouïe pour la simple raison qu’elle ne peut parler kabyle comme il se doit. « C’est une jeune fille innocente. Cette Tinhinan Tartag n’est pas coupable. Ce sont ses parents qui l’ont sinon poussée, du moins encouragée à concourir dans cette épreuve qui en sont les premiers responsables. Ils le sont aussi pour deux raisons supplémentaires : La première est de n’avoir pas transmis la langue kabyle à leur fille. La deuxième est de n’avoir pas pu la protéger contre l’usage des médias et ses lames à double tranchant », relève Ferhat Mehenni qui a appelé, dans un message adressé aux militants de son parti non-reconnu en Algérie,  à « modérer » leurs « interventions » et de faire preuve « d’indulgence à l’égard de cette jeune fille ».

Article précédentDriss Djazaïri : « L’Algérie doit s’ouvrir sur le monde anglo-saxon »
Article suivantDébat sur la décennie noire/ Le RCD soutient les anciens patriotes et GLD