Said Sadi, l’ex leader charismatique du RCD, l’un des partis politiques les plus emblématiques de l’opposition algérienne, a défrayé la chronique ce vendredi après avoir déclaré que la langue arabe a « été imposé » aux Algériens. 

 « Si l’arabe n’avait pas été imposé par son caractère obligatoire beaucoup d’Algériens, notamment en Kabylie, ne l’auraient pas appris », a-t-il affirmé ce jeudi soir Tizi Rached, dans la wilaya de Tizi-Ouzou où il a animé une conférence pour rendre hommage au militant berbériste Laimeche Ali qui fut le pionnier autant du mouvement indépendantiste national que de la cause amazighe. D’après plusieurs sources documentaires,  Laïmeche Ali est l’auteur « présumé » du fameux hymne à la liberté : Ekker a mmi-s u mazigh (Fils d’Amazigh, réveille toi). Pour connaitre le parcours et la vie de Laimeche Ali, nous vous invitons à visionner cette vidéo :

Il est à signaler, en outre, que les propos de Saïd Sadi sur le statut de la langue arabe n’ont pas manqué de susciter un tollé général notamment sur les réseaux sociaux où la polémique enfle. De nombreux internautes ont exprimé leur désaccord avec Saïd Sadi. D’autres lui ont apporté un fort soutien.

Lors de cette conférence de commémoration, Saïd Sadi a plaidé vigoureusement en faveur du Tamazight. Une langue, selon lui, qui est prête pour l’officialisation. « Tamazight est à même de devenir, en quelques années, une langue performante, capable de répondre à tous les domaines d’activités. Son champ lexical lui permet absolument de devenir une langue opérationnelle », a-t-il souligné, en dernier lieu.