Chaque jour, les clients des bureaux algérois d’Algérie poste, au nombre de 210, retirent 1,8 milliards de dinars, soit 180 milliards de centimes. C’est ce qu’a affirmé, hier, le directeur de wilaya de la Poste et des télécommunications, Bouchikhi Abdelkader.

Le montant peut atteindre les deux milliards de dinars (200 milliards de centimes) à l’occasion des fêtes, comme ce sera le cas d’ici quelques jours, avec l’approche de l’Aïd El Adha. En somme, avec des retraits quotidiens de 1,8 milliards de dinars, on se retrouve avec près de 54 milliards de dinars par mois (5400 milliards de centimes).

Ces chiffres astronomiques témoignent du faible degré de bancarisation en Algérie. C’est pour cela d’ailleurs qu’il y a épisodiquement des problèmes de liquidités, même si ce responsable affirme que le problème est de plus en plus maîtrisé avec la multiplication des bureaux. Il faut dire que le plus gros du commerce en Algérie, y compris celui du gros, se monnaie en liquide. Rares sont les opérations facturées dont le paiement s’effectue par chèque.

Même les mesures prises par l’Etat afin de capter l’argent de l’informel ne semblent pas donner les résultats escomptés. Peu d’argent a été déposé dans les banques dans ce cadre-là. De même que l’utilisation de la carte bancaire est restreinte à quelques grandes surfaces. Et là encore, leurs titulaires préfèrent souvent utiliser le «cash».

Elyas Nour