L’ancien Premier Ministre et actuel chef de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, a déclaré, hier, depuis Sidi Bel Abbes, à l’occasion d’un meeting qu’il a animé dans la campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika, que l’amendement constitutionnel interviendra durant l’année en cours si jamais le président candidat est réélu pour la quatrième fois.

Ouyahia n’a pas donné de détails quant au contenu de ces amendements, mais plusieurs sources affirment qu’il s’agit, entre autre, de la création du poste de vice-président. Pour l’orateur, ces amendements vont «parachever le processus démocratique en Algérie et consolider et renforcer le fonctionnement des institutions». Défendant le bilan de Bouteflika, celui-ci affirmera que «personne ne peut nier qu’il y a eu durant les trois précédents mandats des avancées sur le plan des libertés notamment de la justice».

Pour l’ancien responsable du RND (Rassemblement national démocratique), le processus électoral actuel ne peut être altéré par un quelconque choix politique. Pour Ouyahia il ne peut y avoir de «période de transition» comme le réclament certains acteurs de la scène politique. «Le temps de la transition est fini», a-t-il lancé, avant d’ajouter : «Seul l’urne décidera».

Par ailleurs, Ouyahia s’en est, une nouvelle fois, pris à ceux qui tentent d’occuper la rue afin de dénoncer ce quatrième mandat ou d’appeler au boycotte de la présidentielle. «Le choix de la rue est dangereux dans la mesure où il n’apporte que des problèmes comme ce fut le cas durant les années quatre vingt dix», a-t-il déclaré. Pour lui, «le printemps arabe n’a pas résolu les problèmes du chômage et du développement bien au contraire».

Elyas Nour

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