Abou Djerra Soltani a déclaré « Je n’ai aucun regret concernant ma participation aux élections avec le parti du FIS (Front Islamique du Salut) durant les législatives du mois de Juin 1991, avant de me retirer ». M. Soltani répond ainsi à ses détracteurs à l’intérieur du mouvement, qui lui reprochent sa candidature pour le FIS allant même jusqu’à dire « si quelqu’un doit se retirer du parti MSP, eh bien c’est sûrement Soltani qui s’est présenté aux côtés de Ali Belhadj et de Abbassi Madani ».

Abou Djerra Soltani a déclaré qu’il avait présidé une conférence secrète à Oran pour la Ligue de la Prédication Islamique qui était dirigée par feu Ahmed Sahnoune, avant les élections législatives durant le mois de Juin 1991, et toutes les factions avaient convenu que le FIS soit le courant politique à se présenter aux élections législatives avec des listes communes.

Soltani a fait allusion à la rébellion civile qui a été entreprise par la direction du FIS en date du 27 mai 1990, et il avait donné des indices faisant état que la direction de ce part avait violé l’accord sur la conférence secrète d’Oran. Il a expliqué qu’il s’était rendu à Alger où il avait annoncé son retrait définitif du FIS. S’adressant à ses détracteurs, l’orateur a déclaré qu’il est « prêt à comparaître devant la commission de discipline et de comptabilité avec un effet rétroactif, et je présenterai mes justifications et je n’ai aucun regret ».

Soltani a avoué que l’image lors des prochaines présidentielles sera dépourvue « de concurrence » de candidats forts en mesure de concurrencer la candidat du parti Abdelaziz Bouteflika, mais Soltani a donné une toute autre lecture sur le refus de nombreuses directions de se présenter. Il a précisé « Ils ont peur de concurrencer Bouteflika et ils voulaient se présenter aux présidentielles qu’au cas où ils assurent des taux élevés lors de la confrontation ».

Soltani a déclaré que le mouvement propose au Président Abdelaziz Bouteflika un agenda politique associé à la promotion de la réconciliation nationale en Algérie « l’agenda commence par la levée de l’Etat d’urgence, et donne la chance aux leaders du parti FIS dissout d’exercer leurs activités en vertu de la Constitution du pays, à condition d’éviter la violence ».

Source: El Khabar

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