40 % des accouchements en Algérie se font par césarienne.

Pratiquement une femme pour deux accouche par césarienne, depuis ces dernières années, en Algérie. En effet, selon le président de l’Association des gynécologues obstétriciens d’Oran, le docteur Ghaouti Benabadji, qui s’est exprimé en marge des travaux de la rencontre nationale sur la gynécologie obstétrique, 38 à 40 % des accouchements en Algérie se font par césarienne. Un taux relativement « élevé », d’après ce dernier.

Comment expliquer ce phénomène ? « Plusieurs facteurs sont derrière l’augmentation du taux d’accouchement par césarienne dans le pays, dont notamment la disponibilité de moyens de prévention contre la mortalité de la mère et de l’enfant », a déclaré docteur Ghaouti Benabadji, dans des propos repris par l’APS. Selon des médecins, cette pratique s’est généralisée de plus en plus afin de prévenir certains problèmes médicaux.

Mais, ce n’est pas toujours dans l’intérêt des patientes. En effet, des cliniques privées optent pour l’accouchement par césarienne systématiquement afin que la patiente paye un prix plus élevé. Précisons que la différence entre un accouchement normal et par césarienne est d’à peu près 20.000 dinars dans certains cas.

Lors de ce séminaire, les participants ont tenté d’exploiter des pistes afin de prévenir certains problèmes post-natals après un accouchement par césarienne. «L’étude échographique diminue les risques de cicatrices et de complications», a conclu le Dr Benabadji.

Elyas Nour

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