Marche citoyenne jeudi à Tizi Ouzou et l’armée espère toujours retrouver Hervé Gourdel « sain et sauf »

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Le sort réservé à l’otage français, Hervé Gourdel, détenu par  un groupe terroriste qui se réclame de « Daech » est encore inconnu. Quatre jours après son enlèvement, survenu dans la soirée de dimanche 21 septembre à Ath Ouabane, dans la commune d’Akbil située sur les hauteurs de Kabylie, aucune trace de cet otage n’a été encore retrouvée.

Excepté une vidéo postée par les terroristes au lendemain de son rapt, où ils revendiquent son enlèvement et lancent un ultimatum au président français François Hollande d’arrêter son intervention militaire en Irak sous la menace d’exécuter l’otage,  aucune nouvelle n’est venue nous éclairer  sur le sort qui a été réservé à Hervé Gourdel. Plus de 24 heures après l’expiration de cet ultimatum lancé par les terroristes, plus de 2000 militaires et gendarmes, a-t-on appris d’une source sécuritaire, poursuivent leurs recherches.

Pour le moment, « Jounoud El Khilafa », le groupe terroriste, n’a nullement confirmé l’exécution de l’otage français. Au sommet de l’Etat Algérien, on continue donc à y croire en multipliant les initiatives pour retrouver Hervé Gourdel sain et sauf. A ce propos, une réunion qui doit regrouper le chef de la gendarmerie nationale, le général Bousteïla, et le patron de la DGSN, le général-major Abdelghani Hamel, avec les responsables sécuritaires de la wilaya de Tizi Ouzou et de Bouira devrait se tenir cette après-midi à Bouira, pour mettre en place un plan bien élaboré pour la libération de l’otage français. Rapporté par le site Al-Hadath-dz, cette information nous a été confirmée par des sources sécuritaires.

Mais ce nouveau plan va-t-il intervenir à temps pour sauver l’otage français ? La course contre la montre n’est-elle pas en défaveur des militaires algériens ? Pour l’heure, beaucoup de sources militaires veulent croire que les ravisseurs de Hervé Gourdel n’exécuteront pas leurs menaces. Ces sources estiment que ce groupe djihadiste tentera coûte que coûte de conserver son otage pour bénéficier d’une exposition médiatique qui servira indubitablement sa cause.

Mais, encore une fois, cette lecture des événements ne s’appuie sur aucun élément fondé.  Aucune source fiable ne détient suffisamment d’informations pour prévoir et expliquer les intentions de Djounoud El Khilafa.  Quoi qu’il en soit, l’armée algérienne s’est déjà lancée, au lendemain du rapt, à la poursuite de ces terroristes. Un large périmètre, s’étendant sur une vaste surface, composée de maquis très difficiles d’accès dans une région montagneuse,  est ceinturé par l’armée algérienne. Celle-ci a mobilisé de grands moyens humains et matériels pour libérer l’otage français. Tout au long de la journée d’hier mardi, des hélicoptères militaires sillonnaient la région susceptible de servir de refuge pour les terroristes. Au même moment, des unités au sol, passaient au peigne fin les mêmes maquis.

Au niveau des routes qui desservent les villages des hautes montagnes kabyles, un renforcement de barrages de l’armée et de la gendarmerie est remarqué. Le ministère de la défense nationale algérien a annoncé, mardi, la mise hors d’état de nuire d’un terroriste dans la massif forestier de Yakourène. Il a affirmé également que « l’opération de ratissage et de recherche, est toujours en cours ». Il n’est pas question de céder au chantage de ce groupuscule terroriste. Les positions algérienne et françaises sur ce dossier son claires : les deux pays sont loin de répondre favorablement aux revendications des terroristes, ni même négocier ou payer de rançons. C’est le même esprit qui règne au sein de la population locale en Kabylie. Les Algériens, et particulièrement les habitants de Kabylie qui subissent de plein fouet ce phénomène des kidnappings sont indignés et révoltés par ce rapt. D’ailleurs, une marche est prévue pour demain jeudi à  Tizi Ouzou. Elle sera organisée par un comité de citoyen pour dénoncer ce phénomène et exiger la libération de Hervé Gourdel, a-t-on appris de sources locales.

Ce drame tient en haleine les population des deux pays. Soucieuses de connaitre les suites que le destin réserve au ressortissant français, Hervé Gourdel, après l’expiration de l’ultimatum donné par le groupuscule terroriste, de nombreux algériens et français croisent toujours les doigts et espèrent une issue heureuse à cet événement tragique…

Arezki IBERSIENE

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