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12 ans après les attentats du 11 Septembre, les Etats-Unis renouent, une nouvelle fois, avec la terreur. Les deux violentes explosions survenues lundi après-midi à Boston, à quelques mètres de la ligne d’arrivée du 117e marathon, ont semé une vague de panique indescriptible sur l’ensemble du territoire américain.

Selon plusieurs médias américains, le bilan pourrait s’alourdir. En effet, le gouverneur de l’Etat, Deval Patrick a fait état d’au moins  100 blessés « dont certains dans un état grave », a-t-il révélé. De son côté, le quotidien Boston Globe parle de 140 blessés, dont des enfants. Des roulements à bille placés dans les bombes ont provoqué des blessures particulièrement atroces, ont indiqué la police et des médecins américains. Mais pour l’heure, on évoque uniquement trois morts. Le président américain Barack Obama s’est gardé de qualifier les événements d’attentat mais a promis une traque impitoyable afin que les auteurs du carnage «rendent des comptes».

Al Qaida ou terrorisme intérieur ?

Plusieurs pistes sont d’ores et déjà étudiées par les autorités américaines. Pour le moment deux profils plausibles se présentent : Al-Qaida et le terrorisme intérieur. L’organisation Al-Qaida, qui ne s’était pas fait remarquer depuis longtemps pourrait être à l’origine de ces explosions. Toutefois, il est étonnant pour de nombreux experts, que  l’organisation terroriste n’ait pas encore revendiqué l’attaque. D’autres sources médiatiques se penchent sur la piste du djihadiste amateur. L’indice serait, selon eux, la dernière édition du magazine de propagande d’Al-Qaida Inspire Magazine. L’agence Reuters, qui cite un officiel explique que le mode opératoire des explosions ressemble de près à la technique enseignée par ce même magazine, il y a quelques semaines. Les deux bombes, fabriquées de façon artisanale avec un roulement à billes placés à l’intérieur, ne sont pas assez sophistiquées pour être l’oeuvre d’une organisation terroriste internationale, rapporte de son côté, Boston Globe. 

La deuxième piste concernerait des extrémistes américains, qui auraient pu profiter du 15 avril, le « Patriot’s Day » pour faire entendre leurs revendications. Ce jour-là correspond également, au dernier jour pour les déclarations d’impôts, et Boston représente le symbole de la révolution américaine à l’égard de la tutelle britannique. Ainsi, tous ces facteurs pourraient mener vers l’extrême-droite américaine, anti-fédérale.

Une perquisition aurait déjà été menée dès le lundi soir, après l’explosion, chez un suspect dans la banlieue de Boston selon certains médias américains. Mais aucune théorie officielle n’a été avancée par le FBI, qui va sûrement devoir étudier toutes les images du marathon à la seconde près.

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