Les Algériens doivent faire très attention à ce qu’ils achètent en ce mois de Ramadhan. En effet, durant cette période, l’activité commerciale connaît une certaine effervescence mais cela se fait parfois au détriment de la qualité des produits vendus. 

Selon un bilan, publié par le Ministère du commerce aujourd’hui, ses services de contrôles ont procédé, durant les vingt premiers jours du Ramadhan, à la saisie, à l’échelle nationale, de pas moins de «163,5 tonnes de produits non conformes ou impropres à la consommation représentant une valeur de 52,83 millions de dinars». Des quantités impressionnantes qui renseignent sur le degré d’ «inconscience» de beaucoup de commerçants qui sont prêts, pour peu qu’ils gagnent plus d’argent, à vendre des produits avariés, quitte à mettre en danger leurs clients.

La situation est d’autant plus inquiétante quand on sait que de l’avis des responsables du Ministère de commerce eux-mêmes, il n’y a pas assez de contrôleurs. En d’autres termes, le nombre de contrôleurs de qualité ne suffit pas pour couvrir le territoire national. Ce qui veut dire que ces quantités saisies sont certainement en deçà de la réalité. Beaucoup de marchandises avariées sont écoulées sur le marché informel.

A ce titre, la tutelle signale que «les services concernés ont réalisé 73.094 interventions, lesquelles ont donné lieu à la constatation de 18.163 infractions sanctionnées par l’établissement de 17.164 procès verbaux et la proposition de fermeture de 1.189 locaux commerciaux». Il est mentionné dans ce bilan que «l’infraction la plus répandue reste celle relative au défaut de publicité des prix qui représente à elle seule plus de 56,70 %».

Elyas Nour