Le Rapport 2013 de Amnesty International, publié ce jeudi, dresse le bilan sur la peine de mort dans le monde. Une occasion pour faire le point sur la situation algérienne comparée au reste du monde.

Pour Amnesty International, l’Algérie, au même titre que la Tunisie, le Maroc, la Mali, la Russie ou encore la Corée du Sud, est considérée comme parmi les « pays abolitionniste en pratique ». Par ce terme, Amnesty International entend  un « pays dont la législation prévoit la peine de mort pour des crimes de droit commun tels que le meurtre, mais qui peuvent être considérés comme abolitionnistes en pratique parce qu’ils n’ont procédé à aucune exécution depuis au moins 10 ans et semblent avoir pour politique ou pour pratique établie de s’abstenir de toute exécution. »

40 condamnations en Algérie

En 2013, Amnesty International a dénombré au moins 40 condamnations à morts prononcées en Algérie, pour « des meurtres ou des actes en lien avec des attentats terroristes », précise le rapport. Parmi ces 40 condamnations à la peine maximale, « au moins 26 condamnations à mort ont été prononcées par contumace » et  « au moins à titre posthume ».

C’est beaucoup moins que en 2012, où  « au moins 153 condamnations à mort ont été prononcées » selon le rapport. Là encore, il s’agit de jugement par contumace pour « des infractions liées au terrorisme, ou pour des meurtres ».

Mais la tendance pourrait de nouveau être à la hausse au regard du récent changement de législation. Depuis décembre 2013, le code pénal algérien a adopté de nouvelles dispositions par rapport à la peine de mort, qui peut désormais être infligée aux « ravisseurs d’enfants dans les cas où la victime meurt ».

Iran et Irak battent des records

A l’échelle internationale, l’abolition de la peine de mort a gagné du terrain au cours des douze mois écoulés. Cependant, en 2013, plus d’exécution ont été recensé par rapport à 2012. Et ceci à cause de quelques pays qui battent leurs propres records. L’Iran et l’Irak sont les (très) mauvais élèves de ce rapport. Amnesty International dénonce en effet un « nombre alarmant » de peine de mort prononcées. Ces deux pays, à eux seuls, sont responsables des 15% d’augmentation du nombre d’exécutions dans le monde. L’association déclare, en effet, que « le rythme quasi frénétique des exécutions dans certains pays comme l’Iran et l’Irak est scandaleux ». Des cas, cependant et heureusement “de plus en plus isolés”, car la tendance est en effet bien à la baisse.

Malgré tout, le bilan reste optimiste pour Amnesty international qui note que “malgré les revers de 2013, le nombre de pays appliquant la peine capitale n’a cessé de diminuer depuis 20 ans, et des progrès ont été constatés dans toutes les régions du monde pendant l’année écoulée.”

 

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