Un deuxième groupe de 630 réfugiés maliens va quitter Tamanrasset, vendredi prochain, à destination de Bamako (Mali). Une première vague de rapatriements a eu lieu fin juillet. Ces départs, qualifiés de volontaires par les autorités algériennes, ont été motivés par les conditions de vie déplorables et l’hostilité manifeste des populations.

Selon des sources sécuritaires, un nombre important de réfugiés maliens cantonnés dans des camps à Tamanrasset (extrême Sud du pays) a demandé son rapatriement. Une gymnastique des plus ardues a été pratiquée pour rendre possible le déplacement de ce groupe à travers deux pays, à savoir le Niger et le Burkina Faso, pour contourner le nord du Mali, région très instable.

Ces Maliens se disent pressés de rentrer chez eux quitte à traverser plus de 3 000 kilomètres à bord de camions et de bus. Des appels ininterrompus ont été lancés par ces réfugiés depuis juillet dernier pour être rapatriés. Cdemandes sont justifiées par le fait que les autorités algériennes refusent de leur délivrer des cartes de séjour, les réduisant ainsi à la clandestinité.

Les derniers heurts, qui ont secoué la région de Tamanrasset et ayant opposé des subsahariens à la population locale, semblent être l’élément déclencheur de ces départ de masse.

Après le départ de ces 630 personnes, un autre groupe composé 520 personnes prendra également la route pour rejoindre le Mali après la délivrance des autorisations nécessaires par les autorités nigériennes et burkinabé.

Massi M.