Régime algérien : De dérobade en dérobade Par Zoheir Rouis*

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Un an après le début du 4ème mandat, le climat politique et social dans le pays est des plus délétères. Les affaires de corruption impliquant de hauts responsables algériens remontent à la surface et les clignotants virent au rouge (chiffres économiques, rapports internationaux sur la corruption, le respect des droits de l’Homme, etc).

Les institutions ronronnent et font semblant d’exister. Les partis du pouvoir se livrent à des coups bas entre eux et chacun d’eux est en proie à la déliquescence tant les dissensions internes ne sont plus contenues. Chaque jour qui passe montre combien la direction du pays est en roue libre et sans filet de sécurité. Le pays est à l’arrêt, en panne d’idées et d’initiatives et ses « animateurs » en état de léthargie pour cause d’absence de leur principal acteur, le Président de la République !

Un seul sujet fait débat au sein des partis du pouvoir : la révision de la constitution que d’aucun croit avoir vue alors que personne n’en a reçu ni une copie ni n’a vu le moindre début de commencement d’un tel projet. Les Saadani et consorts passent leur temps à en parler et à imputer à l’opposition le non aboutissement du projet, comme si cette diversion / agitation médiatique pouvait masquer le désarroi et l’isolement dans lesquels ils se retrouvent. Alors tout ce qu’ils leur reste c’est de tenter de bloquer les initiatives de l’opposition regroupée au sein de la CNLTD à qui sont refusées les salles de réunions pour tenir les conférences thématiques planifiées.

 C’est que le débat public les rend fébriles et nerveux !

Dans cette ambiance de fin de règne, l’opposition regroupée au sein de la CNLTD et l’ICSO est aujourd’hui le seul organe qui semble préserver sa cohérence et son unité de vision de sortie de crise. Elle poursuit donc ses travaux internes et ses actions externes de sensibilisation auprès d’une population intéressée mais encore médusée et désabusée. D’aucuns voudraient en effet, et c’est légitime, que les choses aillent plus vite et plus loin, tout de suite et maintenant !

Pour réussir, en moins d’une année, ce qui a été fait jusque-là, même si cela semble encore peu, il a fallu abattre les mûrs érigés des décennies durant entre les acteurs de cette opposition et déjouer les pièges incessants que le régime sème sur les chemins escarpés qui fatalement mèneront vers un Etat de droit.

Aujourd’hui plus que jamais, et compte tenu de l’état de décrépitude avancée du régime, nous devons redoubler d’efforts pour soutenir l’action de l’opposition afin qu’elle puisse monter en charge pour prémunir le pays, de manière sereine et ordonnée, du chaos que semble vouloir lui réserver le régime dans sa chute vers l’abîme.

 * Secrétaire National de Jil Jadid

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