L’Algérie et le constructeur automobile français Renault prévoient de signer un contrat en août pour construire une nouvelle usine automobile dans le pays, a annoncé la semaine dernière un ministre algérien.

L’annonce à Alger par le ministre de l’industrie Mohamed Benmeradi, survient deux ans après le début des négociations pour construire des voitures pour le marché algérien.

« Nos équipes ont travaillé sur la finalisation des alliances des actionnaires depuis le 25 mai, et cela sera probablement prêt début aout, » a dit Mr Benmeradi à la radio nationale.

Si le processus administratif et industriel scellera l’aventure entre le gouvernement algérien et Renault en deux à trois mois, la construction de l’usine pourrait commencer plus tôt.

Le groupe automobile a signé un accord de principe avec l’Algérie le 25 mai, mais les deux parties doivent encore finaliser les détails du contrat.

Aucun détail financier n’a été donné sur le plan, les deux partenaires affirmant que les négociations se poursuivent.

Le projet butte sur le point essentiel de la localisation de la nouvelle usine. Les officiels algériens souhaitent la voir installée près de Jijel à 350 km à l’est d’Alger pour tenter de dynamiser le développement de la région.

Le constructeur automobile, quant à lui, préfèrerait un lieu en périphérie d’Alger pour faire face à la nécessité de recruter des travailleurs qualifiés près de la capitale.

M. Benmeradi a ajouté jeudi que le gouvernement avait finalement proposé deux endroits, Oran et Mostaganem, villes portuaires toutes les deux à l’ouest du pays.

Une question reste toujours en suspens : celle de l’éco-systeme industriel qui est très peu developpé en Algérie notamment au niveau des centres de formation et des sous-traitants qui sont des éléments de la réussite d’un tel projet.

Sarah Haderbache