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De nouvelles mises en demeure ont été envoyées à l’ETRHB Haddad. Elles concernent 24 projets d’infrastructures non achevées dans les délais et qui ont coûté à l’État la somme astronomique de 49 676 milliards de centimes.

Plusieurs ministères ont envoyé des mises en demeure au groupe d’Ali Haddad pour non-respect des cahiers des charges notamment en ce qui concerne les délais de réalisation de 24 projets dans les domaines des travaux publics et des ressources hydriques, rapporte le quotidien El Khabar qui affirme détenir des documents.

L’homme d’affaires a ainsi reçu de nouvelles mises en demeure concernent des projets de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT). Pour un coût de 3196 milliards de centimes, l’ETRHB devait construire un réseau de transfert d’eau au niveau du barrage d’Oued Athmania dans la wilaya de Mila. Le projet devait être achevés en 2015, mais rien n’a été fait à ce jour.

Deux autres projets particulièrement importants, laissés à l’abandon par le groupe Haddad, ont fait l’objet de mises en demeure. En effet, l’ETRHB et la KOU.G.C Kouninef ainsi qu’une troisième entreprise ont réceptionné 1340 milliards de centimes, sans compter leur chiffre d’affaires et les avances, pour installer un réseau d’irrigation. Le projet a démarré en 2010 et devait être réalisé dans un délai ne dépassant pas 45 mois. À ce jour, il n’a pas été achevé. L’autre œuvre d’importance concerne la réalisation d’un barrage à Bouzina dans la wilaya de Batna. Le projet attribué à l’ETRHB et à une entreprise turque devait être remis en 2016.

D’autres projets d’importance égale, comme le réseau de transfert d’eau entre Tlemcen et Naâma , d’un coût de 4503 milliards de centimes, ou encore l’installation d’un réseau d’eau potable dans la wilaya de Mascara et dont l’enveloppe allouée est de 1789 milliards de centimes sont toujours à l’arrêt

En plus de ces mises en demeure, l’ETRHB et d’autres entreprises pour la plupart étrangères, sont appelées à achever le projet de construction d’une station d’épuration d’eau dans la nouvelle ville Ali Mendjeli à Constantine, d’un coût  de 330 milliards de centimes. Sa remise était prévue pour 2016, mais le projet a accusé un important retard.

Hormis le domaine des ressources en eau, l’ETRHB Haddad a reçu 16 autres mises en demeure de la part du ministère des Travaux publics. Motif : des projets non achevés pour lesquels le groupe Haddad a bénéficié de fonds s’élevant à 4269 milliards de centimes sans les avances de financement.

Massi M.

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