Le très controversé ex-ministre de l’Energie, Chekib Khelil, surfe, probablement dans le cadre d’une stratégie concertée, sur le soutien sans équivoque que lui a apporté Ahmed Ouyahia pour afficher ses ambitions politiques. Il s’est ainsi présenté sur sa page Facebook comme le candidat des «réalisations, de la transparence et du consensus».   

Des transformations bien visibles ont été apportées sur la page Facebook de Chakib Khelil. Il a inséré, pour illustrer son profile, une vieille photo le mettant en scène en train de signer un document avec le président Bouteflika en arrière plan

On remarquera que ses publications ne sont plus à classer dans la catégorie des contributions auxquelles il a consacré beaucoup de temps ces derniers temps, mais plutôt dans la case du projet politique se basant sur des « réalisation ». Dans l’un de ses derniers posts, il se décrit comme un homme ayant accompli beaucoup de choses à l’instar de la réalisation du centre de conférences d’Oran, l’hôtel Le Méridien, ou encore la  construction d’un siège de la compagnie nationale Sonatrach toujours dans la même ville.

L’homme se définit également comme étant la figure absolue de la droiture et de la transparence. Il évoque dans une formule qu’il a baptisée « les trois B », en référence à BAOSEM, Bourse de l’emploi et Brainstorming, les changements qu’il a apportés au processus de signature de contrats, à l’égalité des chances entre les employés de la Sonatrach et à la promotion de l’innovation dans cette entreprise publique.

M. Khelil se décrit également comme étant l’homme du consensus. Une notion très mal à propos puisque les exemples présentés sont en parfait déphasage avec le sens de ce concept. Pour démontrer sa capacité à rassembler, ce dernier a évoqué les « innombrables aides » qui ont touché plus de 20 000 jeunes âgés de 6 à 12 ans à travers la création d’académies de football. Il a également évoqué sa contribution dans la création du Groupement sportif des pétroliers est un club omnisports fondé en 2008.

M. M.