Le Comité National des Conseillers au Commerce Extérieur de la France (CNCCEF) s’est réuni pendant deux jours ce week-end à Alger, pour évoquer les grandes directions du comité à l’avenir. Ce comité, dont l’ancêtre, l’Office National du Commerce Extérieur, date de 1898, a pour but de « renforcer la place de la France à l’international », notamment en conseillant le gouvernement et en parrainant des entreprises qui veulent se développer en dehors des frontières nationales.

Le conseiller à Alger, Adélane Mecellem, aussi directeur général d’AXA en Algérie, était satisfait des deux jours de travaux et des thèmes qui furent abordés lors de cette session qui prenait place, pour la toute première fois, en Algérie. L’ambiance était bonne, tous les conseillers du CEF (commerce Extérieur Français) au Maghreb et dans le sud de la France étaient présents, ainsi que le président du CNCCEF, Alain Bentéjac.

Cette « première » en Algérie montre tout l’intérêt que porte le commerce extérieur français à l’investissement sur le territoire algérien, et redonne la place que mérite Alger dans le concert des villes importantes pour le commerce français.

Cette réunion de deux jours fut l’occasion pour ces conseillers de discuter du rôle de l’organisation, que ce soit pour le Maghreb et plus généralement sur le plan mondial. Plusieurs thèmes furent évoqués : analyses sectorielles de l’investissement français, place des investissements étrangers au Maghreb, gestion des ressources humaines dans la région, transferts d’expertise possibles entre les nations, ainsi que les nombreux partenariats entre entreprises françaises et étrangères.

L’objectif des années à venir sera de travailler autant que faire se peut avec les organisations patronales des pays dans lesquels les entreprises françaises sont implantées. Les conseillers œuvrent notamment en coulisses pour faciliter l’implantation des PME. Le problème de l’implantation sur le territoire algérien, en effet, se pose généralement plus pour les PME que pour les grandes entreprises, qui ont moins de difficultés à préparer leur installation. C’est dans ce genre de circonstances que le rôle des conseillers prend toute son importance, lorsqu’il s’agit d’accompagner et d’aider ces entreprises, ou de leur expliquer comme faire un 51/49.

Les conclusions émanant de cette longue réunion du CNCCEF offrent donc un message positif, et lancent un appel à toutes les entreprises françaises qui désirent s’implanter en Algérie. « Toutes les entreprises françaises passées par l’Algérie se portent plutôt bien, même très bien pour certaines » explique Adelane Mecellem. De quoi rendre optimiste quand à l’avenir des relations économiques franco-algériennes.

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