Un dispositif sécuritaire inédit. Jamais autant d’effectifs n’ont été déployés pour un scrutin présidentiel y compris au plus fort du terrorisme en 1995. La situation l’exigerait-elle aujourd’hui ? La situation à Ghardaïa, les dérapages et les menaces des uns et des autres durant la campagne électorale, qui s’est achevée hier, ont révélé que le pire est à craindre.

Le plan sécuritaire spécial élection présidentielle est entré officiellement en vigueur à partir d’aujourd’hui, avec 244 000 hommes mobilisés pour sécuriser les lieux de vote, notamment les centres et les bureaux, les espaces et édifices publics et les résidences consulaires.
124 000 policiers sont mis en état d’alerte, dès aujourd’hui, pour assurer le bon déroulement du scrutin présidentiel, avons-nous appris auprès de la direction de la sécurité publique (DSP) relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
Leur mission est d’assurer, dans leur territoire de compétence, le déroulement de l’élection dans les meilleures conditions sécuritaires qui soient. Parmi ces 124 000 policiers, tous grades confondus, 66 000 se chargeront de sécuriser les centres et les bureaux de vote et d’effectuer des patrouilles dans le cadre de cette mission. La DGSN prend en charge la sécurisation de 4 589 centres de vote englobant 27 530 bureaux de vote au cours de cette élection présidentielle. Différents moyens, dont la télésurveillance et l’unité aérienne, seront mobilisés par la DGSN pour cette mission.
Du côté de la Gendarmerie nationale, 100 000 éléments sont mobilisés, à partir d’aujourd’hui, pour la sécurisation du scrutin. Ces dizaines de milliers de gendarmes seront mobilisés dans les centres et bureaux de vote, selon le territoire de compétence. D’autres seront affectés aux frontières afin de faire face à d’éventuelles tentatives d’infiltration de groupes terroristes qui voudraient perpétrer des attentats sur le sol algérien.

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