Plus de deux milles  condamnés à la peine capitale se sont entassés au cours de ces vingt dernières années dans les prisons et ceux qui y sont encore pourraient être exécutés si l’Etat algérien tranchait en faveur de l’application de ce châtiment.

Ils sont quelques 2000 personnes condamnées depuis 1993 à la peine de mort. S’ils sont encore en vie c’est uniquement grâce au moratoire des Nations Unies sur la peine de mort que l’Algérie a ratifié.

Mais tant que l’Algérie n’a pas décidé d’abolir définitivement la peine de mort ces condamnés risquent à tout moment l’execution, sauf que la plupart des cas, ce sont des personnes jugées par contumace pour des infractions liées au terrorisme.

Le plus bas nombre de condamnation est enregistré en 2013 (40 condamnations) contre 153 en 2012 et 370 en 1993. Ces bilans sont basés sur un décompte effectué par Amnesty International   et basé sur des informations relayées par les médias.

Depuis décembre 2013 et suite à une série d’enlèvements d’enfants, les autorités ont élargi le champ d’application de la peine de mort à tout individu qui enlève un enfant et le tue. En 2012, le Réseau Algérien pour la défense des droits de l’enfant Nada  a estimé  le nombre de rapts annuellement  entre 1000 et 1500.

En vingt ans, des prisonniers ont vieilli en prison, d’autres y ont perdu la vie. « La justice peut commettre des erreurs », clament avocats et familles de certains détenus.

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