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Le groupe terroriste a frappé dimanche dans un stade à l’extrême nord du Nigeria, faisant 40 morts à quelques jours de la Coupe du monde où l’équipe nigériane suscite beaucoup d’espoirs. Mais, selon ce chroniqueur sportif, le sport l’emporte toujours sur la terreur.

Une bombe a explosé dimanche [1er juin], dans un stade, au Nigeria. Bilan provisoire : 40 morts. Encore une ignominie de Boko Haram, pour le pire tableau d’affichage du weekend. D’ailleurs, ces gens ne tuent pas en détail, ils exécutent en masse. Ce qu’on vient de vivre n’est pas le summum de l’horreur dans ce pays.Il y a eu pire, au nom d’un fondamentalisme débile. La comptabilité macabre qui s’égrène avec une régularité et une ampleur ahurissante, génère certes une sorte d’overdose. Mais devant une telle ignominie, on ne peut verser dans le syndrome de la banalisation. Alors que le sourd écho de la bombe hante les esprits, on pense à ce que disait Wole Soyinka [écrivain nigérain, Prix nobel littérature] en parlant du chef de Boko Haram : ce type est une « obscénité ».

Tous les fascismes ont peur des stades comme espace de liberté

Poser une bombe dans un stade n’est pas seulement un acte terroriste. C’est un signe. Dans le chaos sanglant, on ne détruit pas uniquement des vies. On disloque un espace où l’esprit dépasse les divergences et les différences pour asseoir une fraternité fusionnelle. Tous les fascismes ont peur des stades comme espace de liberté.

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