À quelque chose malheur est bon. Pourvu que ce virus participe à améliorer notre système de santé et la sécurité biologique du pays.

“S’il n’y a pas de cas enregistré en Algérie, la vigilance reste néanmoins de rigueur”, a assuré hier le Dr Djamel Fourar, directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, qui était l’un de nos deux invités au Forum de Liberté consacré entièrement au virus Ebola. D’emblée, il s’est félicité de la présence des médias qui ont “un rôle important à jouer”. Comme il n’y a toujours “pas de vaccin ni de traitement spécifique” contre la fièvre hémorragique, les journalistes doivent impérativement se prémunir contre l’inclination qui leur est parfois prêtée de propager des rumeurs. Car même si le remède médical n’est toujours pas là, la crise actuelle doit, d’après lui, avoir le “traitement médiatique” le plus adéquat.

Le représentant du ministère de la Santé se dira disposé à répondre à toutes les questions et interrogations des journalistes car le but est d’informer et de livrer un “message le plus exact possible”. Il est vrai que l’ignorance face à un tel problème peut causer, en effet, de nombreux dommages. Et de rappeler ainsi, que “les phénomènes de panique peuvent créer des désordres encore plus importants que le virus lui-même”. Pour mettre les choses dans leur contexte, le Dr Fourar reprendra à son compte une citation du médecin et biologiste français Charles Nicolle qui avait prédit dès 1933, non pas l’apparition du virus Ebola, mais des situations très similaires : “Les maladies infectieuses : il en naîtra de nouvelles, il en disparaîtra lentement quelques unes ; celles qui subsisteront ne se montreront plus sous les formes que nous leur connaissons aujourd’hui.”

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