Redresser le système éducatif ou continuer à aller vers le précipice. Le ton est donné par Nouria Benghebrit. Sa feuille de route est axée sur la réorganisation du système des examens et des rythmes scolaires. Elle dit avoir le feu vert du gouvernement. Consciente du réveil des «vieux démons», elle dit avoir fait le choix de recentrer ses efforts autour de l’essentiel, à savoir la «deuxième génération des programmes». 

La ministre de l’Education partage l’insatisfaction de tous les acteurs du système éducatif. Formelle, elle estime qu’il faut le redresser au plus vite au risque de le voir sombrer davantage dans la médiocrité.
Son plan d’action s’articule autour de la nécessité de «redonner du sens» à la commission nationale des programmes pour élaborer la deuxième génération des programmes, de la professionnalisation de l’ensemble des acteurs du secteur, et de la bonne gouvernance pour assurer la cohérence et la synergie des actions dans un secteur qui, dit-elle, a longtemps pâti des «actions éclatées».

En ligne de mire de la ministre de l’Education, la réorganisation des examens. Invitée de la rédaction de la Radio Chaîne III, elle affirme que cette problématique préoccupe l’ensemble des acteurs et implique une réflexion sur les rythmes scolaires et la répartition des programmes sur l’année scolaire. Selon elle, la question de la surcharge des programmes est mal posée. Elle évoque des comparaisons faites à l’international et qui révèlent que sous d’autres cieux, l’année scolaire dure 38 semaines contre 30 en Algérie, ce qui lui fait dire que la question n’est pas tant dans les volumes mais dans l’organisation de l’année scolaire.

A l’avenir, dit-elle, il faudra rectifier le tir pour corriger la mauvaise répartition annuelle des programmes en réorganisant la vie scolaire dans un système où l’année scolaire ne commence pas assez tôt mais est rapidement raccourcie. Une situation qualifiée d’«intenable» par la ministre de l’Education qui explique que la pression existant autour de l’examen du baccalauréat et les exigences liées au seuil étaient dues à la manière dont l’enseignement était dispensé.
Le recours exclusif à la mémorisation, pense-t-elle, est à l’origine de cette situation et pousse les élèves à développer des techniques pour tricher et les pouvoirs publics à toujours trouver de nouvelles méthodes de sécurisation des examens.

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