La presse espagnole salue, ce dimanche, l’exploit du Real Madrid, qui a arraché la prolongation in extremis pour s’offrir sa « Decima ». Une affaire de foi, de providence, ou de maléfice, selon les points de vue.

 «La dixième !» En une du quotidien pro-madrilène Marca, Sergio Ramos, «auteur d’une tête providentielle », celle qui a arraché les prolongations au bout des arrêts de jeu, écarquille les yeux tellement il n’y croit pas. «Le Real Madrid a obtenu sa dixième Coupe d’Europe convoitée en étant fidèle à son histoire, en luttant lors d’une finale qu’il avait comme perdue», résume le quotidien sportif espagnol. Dans ses colonnes, AS voit plus loin que la providence, il invoque carrément … La foi ! «La foi a donné sa dixième Coupe au Real Madrid». «Le Real Madrid revient toujours», rappelle d’ailleurs l’éditorialiste Alfredo Relano : «Peut-être que l’Atletico ne méritait pas une telle punition, mais oui, le Real Madrid méritait bien un but. Il avançait minute par minute en jouant bien, avec qualité et énergie. Il s’était mâché le travail, comme on dit, simplement le but a un peu tardé. »

L’Atletico, quarante ans après …

A contrario, pour le pro-barcelonais El Mundo Deportivo, rien de miraculeux, rien de divin, juste un «Maléfice» qui barre la une du journal. En image, un Diego Simone désolé qui console comme il peut son défenseur Juanfran. «Quarante ans après, l’histoire se répète», rappelle le journal : «l’Atletico a perdu la finale de la Coupe d’Europe après avoir mené au score et s’être fait rejoindre dans les arrêts de jeu, comme en 1974».
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