Revue de presse. Ramtane Lamamra : « L’Algérie est là pour régler les différends, pas pour les exacerber »

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    Catastrophe du vol AH 5017, négociations intermaliennes, relations avec le Maroc et la France, situation à Gaza, participation de l’armée nationale au défilé du 14 Juillet à Paris, état de santé du président Abdelaziz Bouteflika… Le très chevronné chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra répond sans fard.

    Alger n’a pas eu le temps de savourer le succès de sa médiation dans la crise malienne. Le 24 juillet, à peine étaient signées par les différents protagonistes, au bout d’une semaine de tractations difficiles, une feuille de route et une déclaration de cessation des hostilités qu’on apprenait le crash, dans le nord du Mali, d’un avion affrété par Air Algérie assurant la desserte Ouagadougou-Alger. En première ligne dans la gestion de ces deux dossiers, Ramtane Lamamra, 62 ans, chef de la diplomatie algérienne.

    Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) d’Alger, Lamamra a rejoint les Affaires étrangères en 1976. Diplomate dans l’âme, il a occupé le poste d’ambassadeur dans plusieurs pays (Éthiopie, Djibouti, Autriche, États-Unis, Portugal), a représenté son pays à l’ONU et s’est imposé très vite dans la gestion des conflits qui secouent le continent – la crise entre le Mali et le Burkina Faso en 1985, le différend territorial entre la Libye et le Tchad en 1988, ou encore la guerre civile au Liberia, en qualité d’envoyé spécial de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), entre 2003 et 2007.

    Autant de médiations qui ont fait de Lamamra l’un des meilleurs africanistes de la diplomatie algérienne. En 2008, il est élu au poste de commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA). Fonction qu’il occupe à Addis-Abeba jusqu’au 11 septembre 2013, quand Abdelaziz Bouteflika le rappelle pour le nommer à la tête des Affaires étrangères.

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