Un petit garçon, qui a perdu son frère, au rassemblement des familles de disparus à Alger, le 8 mars 2014. Photo : Djamila Ould Khettab

La présidente du Collectif des familles de disparus a qualifié l’introduction de la réconciliation nationale dans le nouveau texte de la Constitution comme constante nationale de «consécration de l’impunité».

«C’est pour réconcilier qui avec qui en fait ? Qui a été réconcilié avec qui ?» s’interroge Nacéra Dutour en rappelant que les familles de victimes n’ont été ni consultées ni associées à cette réconciliation sur mesure. «C’est le déni de justice qui devient une constante dans ce pays. D’ailleurs, dans la pratique, ça a toujours été une constante et aujourd’hui il sera ajouté à la Constitution», dit-elle.

Mme Dutour pense qu’il y a une volonté d’empêcher les gens de connaître la vérité sur ce qui s’est passé. «La réconciliation constante nationale veut dire qu’il n’y aura pas de justice, ni de vérité, en somme la consécration de l’impunité puisque la charte portant paix et réconciliation nationale et ses textes d’application prônent déjà l’impunité.» La représentante des familles de disparus précise que les textes d’application de la charte leur interdisent le recours à la justice alors que la Constitution l’autorise pour tous les Algériens. «La Constitution dit aussi que les Algériens sont libres de se réunir et s’organiser en association, alors que dans la pratique, nous n’avons même le droit à être enregistré comme association», fulmine Mme Dutour.

Lire la suite sur El Watan

Article précédentRevue de presse. Internet : Pourquoi autant de coupures et dérangements en Algérie ?
Article suivantTibéhirine : La visite du juge français Marc Trévidic encore reportée ?