Le patrimoine végétal ne cesse de subir une dégradation irréversible. Selon un expert en développement agricole, l’Algérie a perdu environ 80 produits du terroir agricole, notamment des fruits.

Hôte hier, de l’Ugcaa (Union générale des commerçants et artisans algériens), l’expert international en développement agricole, Akli Moussouni, a établi un constat négatif de la filière des fruits en Algérie. Selon lui, l’Etat a marginalisé cette filière et ne s’intéresse qu’aux produits de large consommation.  «Notre agriculture continue de travailler avec des méthodes archaïques», dit-il, en voulant pour preuve le calibre naturel du fruit qui a baissé de 50%, à cause du manque de fertilisation.  Autre problème : les «calamités parasitaires» qui prolifèrent de plus en plus. Un facteur qui, précise-t-il, conduit vers la destruction de la production et provoque la hausse des prix. Il cite ainsi le cas de la cerise et de l’olive dont la production est réduite à cause de ces parasites.

L’expert souligne ainsi une dégradation irréversible du patrimoine végétal. D’ailleurs, poursuit-il, «plusieurs produits, notamment des fruits ont disparu tels que l’abricot blanc et le citron doux». Et de préciser que l’Algérie a perdu environ 80 produits du terroir agricole. Akli Moussouni plaide pour la mise en place d’une nouvelle politique agricole basée sur des mécanismes d’incitation.

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