Le juge Marc Trévidic ne pourra pas se rendre samedi 31 mai à Alger pour mener des expertises sur l’assassinat des moines de Tibhirine, en 1996. Sa visite n’a pas obtenu l’aval des autorités algériennes.

Le juge Marc Trévidic ne pourra pas se rendre à Alger samedi 31 mai pour mener des expertises sur les dépouilles des 7 moines Français. Sa visite n’a finalement pas obtenu l’aval des autorités algériennes. Officiellement, les sept religieux ont été tués par des islamistes. Mais la piste de la bavure de l’armée n’est pas exclue.

Des expertises jamais réalisées sur les dépouilles des moines

Tout était prêt, l’ordre de mission était signé par le ministre de la Justice, les juges parisiens devaient êtres accompagnés d’experts de pointe dans la médecine légale et se rendre à Tibhirine pour exhumer les têtes des 7 moines et entreprendre tests génétiques et prélèvements qui jusque là n’ont jamais été effectués.
Le but : répondre à des questions fondamentales : les têtes inhumées sont-elles bien celles des sept moines? et peut-on tenter de vérifier les conditions de leur mort ?

Alger avait donné son accord en 2011 pour cette opération. Ces derniers jours paris en attendait la confirmation. Une confirmation qui n’est jamais venue. Pour relancer l’enquête sur le massacre de Tibhirine c’est désormais sur le terrain diplomatique que ça se joue. Justement, Laurent Fabius doit se rendre en Algérie le week-end prochain. La question sera nécessairement abordée.

Lu sur RTL