Pour renflouer les caisses de l’Etat, Ahmed Ouyahia propose des solutions radicales. Le directeur de cabinet de la présidence de la République, qui a tenu une conférence de presse à l’issue des travaux du conseil national du RND, suggère de vendre des entités économiques appartenant à l’Etat.

L’ancien Premier ministre préconisé en effet «la privatisation d’un certain nombre d’entreprises publiques dont la situation financière se détériore en raison des problèmes  liés au plan de charge et à la gestion », citant, à ce titre, des hôtels et minoteries qui «doivent être rachetés par des acquéreurs locaux».

S’il propose cela, c’est parce qu’Ahmed Ouyahia craint que la crise financière n’impacte sérieusement les finances du pays et provoque une crise plus grave. Il a estimé qu’il y a un «risque» pour l’Algérie de connaitre des «années très compliquées», relavant que «le pays tient encore l’équilibre grâce aux réserves de changes qui vont en s’amenuisant du fait de la chute des prix du pétrole».

Pessimiste, le chef du RND pense que la crise va s’éterniser. «L’Algérie est confrontée à des défis et si on ne se remet pas debout sur le plan économique, on risque de se retrouver en 2024-2025 chez le FMI et ce sera la tronçonneuse», a averti le SG du RND, rappelant que le pays a déjà vécu la situation de l’ajustement structurel, notamment la révision à la hausse du taux d’intérêts et la dévaluation du dinar au début des années 1990.

Rania Aghiles 

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