Reporters sans frontières (RSF) a rendu public, aujourd’hui, un communiqué dans lequel elle «exhorte les autorités algériennes à mettre en place un procès juste et équitable» pour que le journaliste Abdessami’ Abdelhaï «puisse se défendre».

Ce dernier, qui a entamé le 5 novembre dernier une grève de la faim, est en détention, sans jugement depuis le 18 août 2013. Abdelhaï, qui exerçait au journal «Djaridati» – la version arabophone de Mon Journal – a été arrêté, accusé par la police d’avoir aidé Hichem Aboud,  son directeur à quitter le pays.

Les deux journaux de ce dernier ont été interdits après que Aboud s’est attaqué au clan présidentiel. Le journaliste de Tebessa a entamé sa grève de la faim pour dénoncer le rejet de sa demande, formulé pour la quatrième fois, demandant la  liberté provisoire. «Une détention sans jugement de 15 mois viole les droits fondamentaux du journaliste, notamment son droit à la liberté et à un procès équitable. Nous demandons donc aux autorités algériennes de mettre immédiatement en place un procès pour assurer sa défense, dans le cas contraire le journaliste doit être libéré sur le champ», déclare Lucie Morillon, directrice des programmes de RSF.

Hichem Aboud, quant à lui, signale qu’il a quitté le territoire algérien de manière légale. Il a ajouté qu’il a effectivement rencontré Abdessami’ Abdelhaï, avant de sortir par la frontière algéro-tunisienne, mais que, du moment qu’il est sorti légalement, il n’y avait aucune raison pour que la police l’arrête. Il faut signaler, en dernier lieu, que le journaliste est atteint du diabète et que son état de santé se détériore de jour en jour.

Elyas Nour

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