Deux tiers des plages algériennes seront cédés, en concession, aux privés. C’est ce qu’a indiqué, hier, à partir d’Oran, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Nouria Yamina Zerhouni.

Une déclaration faite au moment aux de plus en plus d’estivants, qui se plaignent généralement de l’anarchie qui règne sur ces espaces de détentes, s’attendaient à une réaction des autorités pour mettre un terme au «racket» qu’ils subissent quotidiennement. La première responsable du secteur a confirmé, ainsi, que ces concessions seront maintenues.

Pire, elle a ajouté qu’elle vient d’adresser une lettre aux walis des villes côtières pour qu’ils réservent les deux tiers de ces plages aux «investisseurs privés», laissant ainsi qu’un tiers en accès libre pour les citoyens. En somme, c’est ce dernier espace réduit (un tiers) qui sera concrètement gratuit.

Selon elle, s’il y a problème au niveau des plages cédées en concession, c’est en raison de l’absence de «contrôle» des collectivités locales qui doivent y remédier.

Il faut dire qu’à la veille de chaque saison estivale, le débat autour des plages gérées par des privés refait surface. Dans la majorité des cas, les «exploitants» délimitent un espace, souvent le plus proche de la mer, en y interdisant l’accès pour les citoyens qui ne s’acquittent pas du prix de location d’un parasol par exemple.

De facto, l’accès à la majorité des plages est devenu payant. Et finalement le ministère du Tourisme n’est pas prêt de prendre des décisions pour mettre un terme à cette situation, même si, à chaque fois, ce département rappelle le principe de la «gratuité de l’accès aux plages».

 Elyas Nour

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