Le secteur de la santé en Algérie devra se doter bientôt d’un projet révolutionnaire et très avantageux pour l’Algérie. Il s’agit du projet de séquençage du génome (l’ensemble du matériel génétique d’un individu ou d’une espèce codée dans son ADN) qui fera de notre pays l’un des rares pays, après les États-Unis d’Amérique (USA), la Grande-Bretagne, la France et l’Arabie Saoudite, à avoir adopté ce plan.

 En marge d’une conférence internationale de deux jours organisés autour de ce projet au Centre de recherche en biotechnologie (CRBT) de Constantine, à l’initiative du MESRS, samedi dernier, en présence de plusieurs hommes de science, des responsables et des chercheurs algériens, le directeur central au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), le professeur Mokhtar Sellami, a indiqué que l’Algérie s’apprête à lancer un projet grandiose. Le projet consiste à effectuer «le séquençage du génome de la population algérienne (AGSP). Ce projet, qui permettra, selon plusieurs spécialistes, d’identifier de nouvelles stratégies de soins pour améliorer la gestion des patients souffrant de maladies complexes, traduit la volonté des autorités publiques, notamment celles en charge du département de la santé, d’améliorer la stratégie nationale de santé adoptée en Algérie. Soulignant le caractère « stratégique » de cet ambitieux projet de cinq ans, M. Sellami a estimé qu’il représente une « percée » de la médecine personnalisée en Algérie. Cette initiative, décidée par le gouvernement sur proposition de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DRSDT), à laquelle adhèrent les ministères de la Défense nationale, de la santé et du Travail, devrait être intégrée par d’autres départements ministériels tels que l’éducation nationale et les Affaires religieuses, selon l’APS.

 M. Sellami a par ailleurs indiqué que ce projet constitue l’une des actions fondamentales pour mettre en application la vision stratégique de l’Algérie en matière de santé publique, notamment celle du « Plan national cancer 2015-2019« ; car grâce à ce projet, plusieurs types de cancers seront plus facilement dépistés afin de permettre la redynamisation du traitement de ces cancers et au renforcement des capacités de financement.

A noter que des chercheurs américains ont participé à l’élaboration de ce projet en partenariat avec des chercheurs du CRBT et d’un noyau de chercheurs algériens établis à l’étranger.

Nourhane S.