Après l’Algérie, Chakib Khelil est dans le collimateur de le justice française. Après qu’une plainte ait été déposée à l’encontre de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines à Paris, une instruction a été ouverte, rapporte l’hebdomadaire Jeune Afrique.

La justice ne laisse pas de répit à Chakib Khelil, poursuivi de toutes parts, mais toujours en liberté. Il est désormais soupçonné de « blanchiment de capitaux », et fait l’objet d’une enquête en France. « Le 15 mai, dans le cadre de cette instruction, les gendarmes de la section financière ont auditionné Omar Aït Mokhtar, président de l’association Mouvement citoyen algérien de France ». En effet l’association algérienne en France,ainsi que le Conseil national de l’immigration (CNI), ont décidé de poursuivre Chakib Khelil, et d’autres responsables à Paris mais également à Milan afin de réclamer toute la vérité autour de l’affaire de corruption dite Sonatrach II. «Les personnes mises en cause dans l’affaire de Milan possèdent des biens et des comptes bancaires en France, obtenus à partir d’argent sale. Nous nous sommes appuyés sur la loi française relative au blanchiment de capitaux pour argumenter notre démarche auprès du tribunal de Paris», avaient alors expliqué Omar Aït Mokhtar. On ne sait pas quel sera le poids de cette plainte dans l’affaire de corruption, mais pour l’heure la justice française prend très au sérieux cette démarche judiciaire.

La situation empire pour Chakib Khelil l’un des principaux suspects dans cette affaire internationale de malversations impliquant Sonatrach, l’entreprise italienne Saipem ou encore la firme canadienne SNC-Lavalin. Plusieurs pays commencent à lui demander des comptes sur son implication dans cette affaire. L’Algérie, la France, l’Italie, et même les États-Unis suivent de près ce scandale. Des diplomates américains ont indiqué à  l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), «la loi américaine, en matière de lutte contre la corruption, sera appliquée d’une manière ferme» contre Chakib Khelil.