Après avoir écopé de dix ans de prison et d’une amende de trois millions de dinars, Chani Medjdoub, le banquier algéro-luxembourgeois et néanmoins principal accusé dans le procès de l’autoroute Est-Ouest, vient d’entamer une grève de la faim, a-t-on appris auprès de sa famille. Celle-ci tire la sonnette d’alarme et exprime de sérieuses craintes pour son intégrité phusique.

« Nous sommes très inquiets car ils vont le laisser mourir ! », nous apprend la famille de Chani Medjdoub qui a commencé sa grève de la faim dimanche 10 mai. Sa santé est en ce moment chancelante. Sa famille crie au scandale et estime que le verdict prononcé à son encontre est arbitraire et injuste.

Pour rappel,  titulaire de la double nationalité algérienne et luxembourgeoise, Chani Medjdoub comparaissait pour «corruption, blanchiment d’argent et dilapidation de deniers publics» dans le cadre de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest. Consultant juridique et financier du consortium chinois Citic CRCC, il est accusé d’avoir contribué au fiasco de l’autoroute commencée en 2006. Ses amis et proches croient fervemment en son innocence. D’ailleurs, ils ont mis en place un comité de soutien à travers lequel ils se mobilisent pour innocenter Chani Medjdoub. Ce dernier avait affirmé qu’il avait été séquestré et torturé par des agents du DRS pendant plus de 20 jours. Il avait dénoncé aussi « un procès politique fabriqué ». Sa grève de la faim va-t-elle changer le cours de son destin ?