Mohamed Bedjaoui met les points sur les «i». L’ancien ministre des Affaires étrangères, souvent cité dans l’affaire de corruption de Sonatrach pour notamment ses liens de parenté avec une des pièces-maîtresses du dossier, à savoir Farid Bedjaoui, a donné la réplique.

Dans une interview accordée au quotidien Le Soir d’Algérie, Mohamed Bedjaoui ni tout lien dans cette affaire dite « Sonatrach 2 ». « Je déclare ici que je n’ai jamais ni présenté, ni introduit mon neveu à quiconque de Sonatrach ou du ministère de l’Energie. D’ailleurs, à ma connaissance, il venait très peu en Algérie», a déclaré l’ancien ministre des Affaires étrangères dans une des rares réponses « claires » et sans « langue de bois » aux questions de la journaliste du quotidien algérois. L’homme ne veut donc aucune confusion entre ses anciennes fonctions en Algérie et le nom de son neveu, Farid Bedjaoui. Ce dernier appartient, selon son oncle d’ancien ministre, à un monde, celui du business, qui a « ses codes » et « ses hommes ».

Mohamed Bedjaoui, âgé aujourd’hui de 83 ans, a profité de cette interview pour indiquer qu’il avait lui-même demandé d’être déchargé de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères en 2009. Depuis, il ne vit plus en Algérie. Aujourd’hui, l’ancien président du conseil constitutionnel et président de la Cour Internationale de justice de la Haye, dit vivre « correctement » de ses pensions de retraites et des « conseils qu’ils donnent » pour plusieurs Etats dans le monde. Autrement dit, il n’a pas « besoin » de corrompre pour bien vivre, lui qui « est en dehors du besoin matériel » depuis « plus de 50 ans ».

Mohamed Bedjaoui est cité dans un autre scandale de corruption. Il s’agit de l’autoroute Est-Ouest.

Essaïd Wakli