En grève de la faim depuis quarante cinq jours, Chani Medjdoub, le principal accusé dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, est en danger de mort, s’alarment ses avocats. Emprisonné en Algérie depuis le 17 Septembre 2009, Chani Medjdoub a été condamné, début mai, à dix ans de prison par le tribunal criminel d’Alger.  

Une condamnation qu’il conteste et qui sera tranchée lors d’un procès en appel fixé pour le 25 juin. Mais comme par hasard, sans aucune justification claire et précise, Chani Medjdoub a été transféré, dans des conditions très douteuses, vers une autre prison située à Bordj Bou Arreridj. Ce transfert s’est déroulé le lundi 22 Juin 2015,  soit « trois jours avant son procès à la Cour d’Alger ! », s’étonnent ses avocats qui soupçonnent une machination destinée à mettre en péril la vie même de Chani Medjdoub. « Dimanche 21 Juin, il avait été ramené au parloir des avocats sous perfusion et en fauteuil roulant », dénoncent les avocats Mohand Tayeb Belarif, Amine Sidhoum, Noureddine Ahmine, William Bourdon et Philippe Penning dans un communiqué parvenu à notre Rédaction.

« Ce transfert est un acte délibéré qui met la vie de Chani Medjdoub en danger. Ses avocats ignorent s’il est encore en vie. En cette manœuvre, se profile l’ombre de la mort et nous ne savons pas ce que lui réserve le sort », expliquent-ils encore en soulignant que leur client est victime « d’un système féroce et inhumain ». Pour l’heure, les autorités algériennes n’ont fourni aucune explication au sujet de ce transfert du détenu. Elles n’ont pas non plus réagi aux graves accusations portées à leurs encontre par les avocats de Chani Medjdoub.