La visite, effectuée mercredi par Abdelmalek Sellal en France est tout sauf ordinaire. Si elle fait partie d’un agenda déjà établi depuis de longs mois, cette virée parisienne du Premier ministre algérien est pleine de symboles. De même que les déclarations de Sellal, faites lors d’une conférence de presse animée avec son homologue français, Manuel Valls.

«Le président Bouteflika a récemment, vous le savez, fait une visite de contrôle. Il se porte correctement, il dirige. L’évolution de son état de santé est correcte », a répondu Sellal à une question relative à l’Etat de santé de Abdelaziz Bouteflika. C’est la première confirmation officielle de cette information qui a fait polémique dans plusieurs médias nationaux.

Autre annonce : Sellal rappelle que la justice algérienne «coopère totalement» dans le dossier de l’assassinat des Moines de Tibhérine, assassinés en 1996. Le premier ministre s’exprime, ainsi, sur les remarques du juge français, Marc Trévidic, qui exige que les examens  des prélèvements effectués sur les restes des religieux soient examinés en France. Alger refuse, arguant la disponibilité d’installations adéquates sur place.

L’autre symbole de  cette visite réside dans l’audition accordée par le président français, François Hollande, à Abdelmalek Sellal, qui joue ainsi le rôle d’un chef de l’Etat absent à cause de la maladie.

Cette visite a pour le reste une connotation beaucoup plus économique. Une vingtaine de contrats doivent être signés entre des entreprises des deux cotés de la méditerranée.

A rappeler que lors de cette visite parisienne, Abdelmalek Sellal a été accompagné par pas moins de 15 ministres de différents secteurs. Des hommes d’affaires étaient également du voyage.

Essaïd Wakli