D’après les cabinets «Control Risks» et «SOS International», qui viennent de publier l’édition 2017 de leur carte de pays à risque, la «Travel Risk Map 2017, Global health and travel security risks review», l’Algérie n’est pas un pays sûr.

De leur avis, il s’agit même d’un pays à risques, et pas seulement au plan sécuritaire, mais aussi pour la santé. Le site de Russia Today, qui a fait une lecture de la cartographie de ces deux cabinets, rappelle que «les critères retenus afin d’évaluer les dangers se classent en trois catégories distinctes : la première estime les risques pour les voyageurs, la deuxième les risques sanitaires et la troisième les risques routiers».

Au chapitre risques pour les voyageurs, l’Algérie oscille entre «risque élevé» et «très élevé». Par contre, le risque est «élevé» pour les risques, sanitaire et routier. Seuls une dizaine de pays sont «pires», constate-t-on à la lecture de cette classification.

Ainsi, pour ce qui est des risques pour les voyageurs, «Control Risks» et «SOS International» citent l’«instabilité politique périodique, des manifestations violentes et des actes de terrorisme sporadiques». Si les grandes villes du pays (sont citées Alger, Constantine, Oran, Mostaganem, Tlemcen, Annaba, Skikda, Setif) ainsi que les zones de production pétrolière (Adrar, Tamanrasset, Illizi, Ouargla et Ghardaia), sont à «risque moyen», d’autres régions sont carrément à éviter, ajoute-t-on de même source, à cause des «troubles politiques périodiques, des manifestations violentes, des insurrections et/ou des actes de terrorisme sporadiques qui s’y produisent». «Les voyageurs risquent de faire face à des risques de violence communautaire, sectaire ou raciale», ajoute-t-on.

Concernant risque sanitaire, il est signalé que «des services d’urgence de base et des soins dentaires peuvent être offerts, mais les soins spécialisés sont limités». «L’accès à des médicaments d’ordonnance de qualité peut être limité et dans certains cas, la contrefaçon et/ou le stockage inapproprié de médicaments est un problème. Les maladies infectieuses graves telles que la typhoïde, le choléra, la dengue et le paludisme peuvent constituer une menace», indique-t-on encore.

«Control Risks» et «SOS International» signalent aussi que «l’utilisation des routes constitue un réel danger et il faut faire preuve de prudence». «Il est probable que la faiblesse des politiques et les faibles niveaux d’application de la loi contribuent à un mauvais comportement des usagers de la route», ajoute-t-on encore.

Pour ces deux cabinets, les pays les plus surs sont la Suisse, le Danemark, la Slovénie ou la Norvège.

Elyas Nour