Trois imams de Souk Ahras vont être présentés dans les tous prochains jours, devant la Commission de discipline de la direction des affaires religieuses de la wilaya. Le motif est lié à leurs refus de «respecter» l’hymne national Qassaman.

Le quotidien arabophone El Khabar, qui a rapporté l’information, affirme qu’un nombre d’imams, ayant assisté la semaine dernière à une rencontre qui s’est déroulée dans la région autour de la Zakat, ont quitté la salle qui accueillait l’événement dès que l’hymne national Qassaman a commencé à retentir. Si rien, pour l’instant, n’est venu expliquer l’attitude de ces imams, il n’en demeure pas moins que cela va dans la continuité d’incidents similaires qui ont eu lieu en 2010 lorsque des imams ont également refusé de se lever quand l’hymne a commencé sous prétexte qu’ils ne «doivent de respect qu’à Dieu». Cela s’est passé, lors d’un colloque organisé à Alger, en présence du Ministre des affaires religieuses, Bouabdallah Ghoulamallah. Certains imams ont refusé de se lever, ce qui a provoqué l’ire du Ministre qui a avait demandé à son protocole de les faire sortir de la salle. Apparemment, des sanctions ont même été prononcées à l’encontre des fautifs.

Pour plus d’un, ce comportement ne peut être que celui de «salafistes» qui remettent en cause certains principes de l’Etat, et qui ne reconnaissent pas certains symboles, tels que Qassaman, sous prétexte qu’ils ne reconnaissent que ceux de l’Islam. La même chose s’est passée en Egypte lorsque les frères musulmans sont arrivés au pouvoir. Certains responsables avaient refusé également de se lever pour leur hymne national. Au sein même des structures étatiques  algériennes, en l’occurrence  les directions des affaires religieuses, les avis des imams divergent.

Elyas Nour

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