Succession de Bouteflika : Pourquoi cherche-t-on les hommes du passé ?

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Des représentants d’organisations d’enfants de Chouhadas se sont rendus, samedi, à Batna pour rencontrer l’ancien chef de l’Etat, Liamine Zeroual. Visite de courtoisie ou un appel de pied pour l’ancien président afin de revenir aux affaires ?

Depuis quelques jours, des noms d’anciens responsables reviennent avec insistance comme de futurs «possibles» Présidents de la République. Avant même l’annonce «officielle» du malaise du chef de l’Etat, des noms de Ali Benflis (encore lui !), Mouloud Hamrouche, Abderrahmane Hadj-Nacer et Ahmed Benbitour étaient cités comme les successeurs potentiels de Abdelaziz Bouteflika. C’est paradoxal. Dans un pays qui a besoin du sang neuf, beaucoup espèrent le retour des anciens caciques, dont certains ont longtemps tété à la mamelle du régime pendant de très longues années. Ali Benflis, Mouloud Hamrouche et Ahmed Benbitour n’ont-ils pas servi le système dans les moments les plus sombres de l’Histoire du pays ? N’avaient-ils pas cautionné des pratiques des plus détestables d’un régime qu’ils prétendent combattre aujourd’hui ?

Il est facile, en effet, de s’adonner à des prévisions les plus pessimistes du genre : « il n’y a personne pour succéder à Bouteflika ». L’Algérie qui a enfanté Benm’hidi, Abane et Benboulaïd est-elle incapable de donner naissance à un homme et une femme pour gouverner ce pays ? Ce ne sont donc ni les hommes ni les femmes qui manquent. Il faut juste leur ouvrir la voie. C’est ce qui a manqué jusque-là.

Essaïd Wakli 

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